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mardi 8 octobre 2019

Nous cherchions l’éternel et l’éphémère

Elle rêvait. En hauteur. À vouloir côtoyer les astres, ne risquait-elle pas, tel Icare, une chute mortelle ?
Il rêvait. En auteur. Metteur en scène ou menteur en scène ? Silence, on tourne…
Pourquoi Antony, candidat à un concours littéraire, aborde-t-il Valérie, membre du jury ? Pourquoi lui écrit-il dès le lendemain par messagerie ? Les deux auteurs échangent sur leurs romans. Des romans d’amour. Mais est-il innocent, pour un homme et une femme, de parler d’amour ? Bientôt, lorsqu’ils décident d’écrire ensemble sur l’art amoureux version 2.0, la frontière entre fiction et réalité s’estompe. À leurs risques et périls.
Comment sublimer l’éphémère et atteindre l’éternel en amour ?
Nous cherchions l’éternel et l’éphémère
Valérie Bel & Antony Altman 2019

Merci à SimPlement et à Valérie Bel.

Alors, je suis très embêtée. J’avais adoré les précédents romans de Valérie Bel, qu’ils soient écrits avec Antony Altman ou non. J’avais éprouvé une sorte de sérénité à ma lecture et j’avais apprécié tous ces bons sentiments positifs et optimistes, tournant autour de l’amour et de la vie. Avec ce titre, je n’ai rien ressenti de tout ça.

J’ai été perturbée dès le début. Les auteurs se sont mis en scène dans le texte, avec leur personnage, ce qui m’a un peu perdue : était-ce une sorte de prologue ou d’explication avant l’histoire ? Je n’ai pas compris, et plus ma lecture avançait plus je me suis sentie résignée à devoir suivre cette étrangeté. Je suis désolée d’en parler en ces termes, car c’était très bien écrit, et les scènes avaient de l’intérêt. Mais je n’ai pas su rentrer dans l’histoire, car ça m’a freinée : qu’est-ce qui était réel, inventé ? Aucune idée.

Mes repères ont été mis à mal, et c’est ce qui m’a, je pense, empêchée d’aimer ce titre à sa juste valeur. Pourtant, le texte est parfaitement écrit, les styles des deux auteurs clairement identifiés et identifiables. On comprend l’histoire mise en place, on voit la trame narrative, on saisit le but de l’histoire. Je pense que beaucoup aimeront ce titre car il est atypique, et cela aurait dû me plaire si j’avais su avant dans quoi je m’embarquais, car je pense que l’atypique ne peut que nous faire du bien, car cela nous apporte un vent de fraîcheur.

Seulement, je n’y ai pas été réceptive, et je n’ai pas su me plonger dans l’histoire. Je le regrette, c’est triste… Mais je sais qu’il y aura d’autres beaux textes, alors ça me console un peu.

mercredi 2 janvier 2019

Branle-bas sous le sapin

Pierre-Alain n’aurait jamais dû dire à son épouse que sa secrétaire, Alicia, était une vieille fille de cinquante ans. Ni raconter au bureau qu’il vivait seul avec sa maman mourante.
Quand Alicia, du haut de ses vingt-cinq ans et de ses talons aiguilles, débarque à l’improviste chez lui, le réveillon de Pierre-Alain commence à virer au cauchemar…
Branle-bas sous le sapin
Valérie Bel & Antony Altman 2018

Merci à SimPlement et à Valérie Bel.

Ce n’est pas la première fois que je lis un titre de Valérie Bel, alors je savais que ça allait me plaire. Et ajouter deux autres mains à ce texte n’allait pas me faire changer de première impression. Par contre, parfois, je pense que je suis blonde : car on m’annonce que c’est un vaudeville, et je ne réalise pas que je vais lire une pièce de théâtre ! Heureusement que j’aime ça !

D’ailleurs, cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de théâtre, et grâce à ce titre je me rends compte que ça m’avait manqué. Il faudrait que je m’y remette, merci pour ça ! Et ensuite, il faut dire que cette pièce là est vraiment super amusante. En deux actes, elle nous met en scène une magnifique intrigue d’adultères, dont Pierre-Alain ne sait plus comment se dépêtrer, pour notre plus grand plaisir.

Comme pour tout vaudeville, tout va de mal en pis. On ne peut pas s’imaginer que ça puisse aller mieux car tout va crescendo, jusqu’à la fin qui nous achève en bonne et due forme. Il n’y a pas à dire, les auteurs maîtrisent leur sujet et se sont clairement éclatés à écrire ce texte : ça se ressent tellement en le lisant ! Ils n’en ont pas raté une. Toutes les blagues les plus improbables y étaient, et j’ai pris un plaisir fou à me plonger dans ce texte.

Hélas, ce n’était pas assez long. J’aurais voulu que cela dure plus encore ! Mais, comme on dit, il ne faut pas abuser des bonnes choses… N’est-ce pas, Pierre-Alain ?